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J'ai pleinement souscrit au double principe de l'immigration choisie et du co-développement prôné par Nicolas SARKOZY dès lors que ces principes miroirs s'appuient sur un engagement fort de la France et de l'Europe pour émanciper les économies et les sociétés pourvoyeuses de migrants, quitte à ce que ces nouvelles forces nous posent quelques problèmes concurrentiels à terme (cf "regards croisés sur la France d'après" éditions PUBLIBOOK).
J'aime particulièrement la métaphore de l'arbre, plante pérenne et ligneuse, pour désigner un peuple mais aussi la famille. Un tronc puissant ancré par des racines profondes dans un sol riche de l'humus originel et nourricier de la variété considérée, ce même tronc supportant branches et feuilles comme autant de ramifications vers le ciel, vers le monde, vers l'autre, mais aussi comme autant de capteurs aériens des ingrédients de sa croissance.
Bien sûr, les feuilles sont appelées à tomber, les unes, majoritaires, au pied du tronc afin de reconstituer l'humus si précieux au développement, d'autres, singulières dans leur propriété pollinisante, tomberont loin, très loin, emmenant avec elles tout le patrimoine génétique de leur arbre matriciel pour l'unir à quelques belles rencontres hasardeuses, assurant invariablement et superbement la recomposition et le renouvellement des plantes ainsi métissées.
Aujourd'hui, l'Europe est une vieille forêt de séquoias géants, aux difficultés de reproduction endémiques, qui reçoit massivement les feuilles chétives d'abrisseaux voisins au cycle végétatif raccourci, poussées par le sirocco de l'espérance soufflant en violentes rafales maffieuses.
Ainsi, cette vieille et majestueuse forêt diffuse encore trop d'ombre aux terres arides du sud pour qu'elles développent leurs propres richesses et voit déjà son sous-bois étouffer des surcharges organiques venant de l'extérieur avant, peut être, de mourir.
Dans ce contexte naturel, la pollénisation croisée n'a aucune chance de voir éclore une nouvelle plante hybride, plus forte, plus résistante, mieux adaptée.
Or si le séquioa ne meurt jamais debout car il croît sans limite de temps, il tombe souvent, sous le coup d'événements extérieurs tels que tempêtes, enneigement trop pesant mais reste relativement insensible au feu grâce à une épaisse écorce dépourvue de résine et à la hauteur de sa frondaison, ou pour cause endogène par manque de source reproductrice ! Un géant aux longues racines peu profondes dépendant en grande partie de l'humus de ses sous-bois.
Maîtriser l'immigration, pollinisation humaine indispensable, revient à permettre à l'humus social français et européen de se renouveler sans asphyxier la forêt de séquoïas, la société européenne.
Le regroupement familial n'est qu'une source accessoire de pollinisation. Une sorte de courant d'air spécial entre deux zones géographiques. Alors à quoi bon comparer l'ADN des feuilles étrangères pour vérifier l'origine du pollen externe ?
Le droit positif français donne déjà les moyens de réguler cette source :
| Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : partie législative | |
| articles L411-1 à L441-1 | |
| Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : partie réglementaire | |
| articles R411-1 à R431-1 |
Le demandeur doit ainsi justifier qu'il dispose de ressources stables et suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille en France.
Les ressources du conjoint sont également prises en compte pour autant qu'il dispose de revenus qui continueront à lui être versés lorsqu'il quittera son pays ou qu'il soit régulièrement présent en France (regroupement sur place).
Sont exclus des ressources du couple :
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les prestations familiales,
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l'aide personnalisée au logement,
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le revenu minimum d'insertion,
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l'allocation de solidarité aux personnes âgées,
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l'allocation temporaire d'attente,
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l'allocation de solidarité spécifique,
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l'allocation équivalent retraite.
Montant des ressources
Le montant mensuel moyen des ressources du demandeur et, le cas échéant, de son conjoint, est calculé sur la base des douze derniers mois précédant le dépôt de la demande de regroupement familial.
Ce montant doit atteindre au moins la moyenne du montant mensuel du SMIC, sur la même période.
Lorsque ce niveau est atteint, les ressources sont considérées comme suffisantes.
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Conditions de logement |
Principe
Le demandeur doit disposer, ou justifier qu'il disposera à la date d'arrivée de sa famille en France, d'un logement considéré comme normal pour une famille comparable vivant dans la même région géographique.
Caractéristiques du logement
Le logement doit présenter, selon la zone géographique (A, B ou C définies par arrêté) une surface habitable totale d'au moins :
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en zone A : 22 m2 pour un ménage sans enfant ou 2 personnes, augmentée de 10 m2 par personne jusqu'à 8 et de 5 m2 par personne supplémentaire au delà de 8 personnes,
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en zone B : 24 m2 pour un ménage sans enfant ou 2 personnes, augmentée de 10 m2 par personne jusqu'à 8 et de 5 m2 par personne supplémentaire au delà de 8 personnes,
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en zone C : 28 m2 pour un ménage sans enfant ou 2 personnes, augmentée de 10 m2 par personne jusqu'à 8 et de 5 m2 par personne supplémentaire au delà de 8 personnes.
Le logement doit aussi satisfaire à certaines conditions de salubrité et d'équipement, fixées par décret.
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Autre condition |
Le demandeur doit respecter les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.
Il s'agit des principes essentiels qui régissent la vie familiale en France, notamment la monogamie, l'égalité entre l'homme et la femme, le respect de la liberté du mariage, de l'intégrité physique des enfants, de leur scolarisation.
Au final, si je me range volontier à l'idée que nous devons réguler le flux migratoire sans jamais le tarir pour améliorer notre terreau social et ne pas le priver de l'espace minimum nécessaire à sa fécondité, je ne comprends pas le recours à un procédé scientifique sans rapport avec le problème posé, à savoir l'offre de conditions de vie dignes d'un pays développé.
LA SURVIE DU SEQUOIA NE PASSE DONC PAS PAR LES TESTS ADN.
Venant de prendre connaissance du compte-rendu du Sénateur POINTEREAU rédigé à l'issue de sa rencontre avec le Secrétaire d'Etat chargé des Transports, Dominique BUSSEREAU, je ne peux que me réjouir des intentions affichées.
1/ Remise à l'ordre du jour des termes de notre combat "BOURGES-TGV" pour la construction d'une Ligne à Grande Vitesse (LGV) en Y renversé dont un barreau rejoindrait CLERMONT-FERRAND puis SAINT ETIENNE et LYON et un second rallierait CHATEAUROUX, LIMOGES et BRIVE (Toulouse préférant être relié à Bordeaux plutôt qu'à Limoges) pour positionner le Cher comme "noeud ferroviaire" nord/centre/nord à grande vitesse.
2/ Garantie de la tenue du débat public concernant l'autoroute Bourges-Auxerre-Troyes.
3/ Par ailleurs, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Cher désire depuis plusieurs années doter l'aéro...drome de Bourges d'une liaison régulière vers PARIS, CLERMONT-FERRAND puis LYON.
Voilà pour le transit voyageurs.
Le transport marchandise n'est pas en reste avec la nécessaire réorganisation du pôle frêt de la SNCF, archi déficitaire, et soutenu par l'Etat français au moyen d'une subvention annuelle de 10 milliards d'euros*.
Il faut effectivement repenser cette activité, y compris dans notre région, en développant les opérateurs régionaux privés pour les lignes secondaires.
Et pourquoi ne pas transformer la ligne Nantes-Lyon-Nantes en maillon fort d'une ligne internationale et transcontinentale ATLANTIQUE/ ITALIE/TURQUIE spécialisée dans le FERROUTAGE, alors que ce segment de marché est d'ores et déjà ouvert à la concurrence et permet d'additionner les clients ?
Devant cette abondance de projets de désenclavement, il convient dans un premier temps de se réjouir car les 50 dernières années ont brillé par le renoncement des élites locales à toute forme d'ouverture.
Et surtout, que l'on objecte pas de l'autoroute A71, les négociations et les pressions ayant été autrement plus portées par les élus de CLERMONT-FERRAND et de MONTPELLIER que par les communistes au pouvoir à BOURGES et VIERZON dans les années 80 (ouverture du tronçon SALBRIS/BOURGES le 29/06/1989 postérieurement aux tronçons venant de CLERMONT FERRAND et leur nombreux ouvrages d'art (1988/1989) et après 9 ans de stagnation (100 kilomètres construits), soit l'ouverture du tronçon Orléans/olivet le 26/03/1980).
Pour s'en convaincre, il suffit d'intégrer l'inanité de la présence d'une seule sortie d'autoroute à Bourges, conquise politiquement "par hasard" donc restituable, contre deux à Vierzon, fief communiste à défendre entre tous.
ALORS LE BERRY EST IL SUR LA BONNE VOIE ?
J'ai bien peur que nos vieux démons nous rattrappent.
Démons sous forme de concurrence d'ego entre l'Indre et le Cher, voire entre catalyseurs institutionnels, d'incohérence dans la gestion et l'ordonnancement des projets, de limitation de nos aptitudes à séduire les financeurs.
Je plaide évidemment pour un grand plan rail spécialisé en BERRY, nord/centre/nord alliant vitesse et confort pour les voyageurs et impliquant une grande gare TGV dans le Cher vers Mehun/Foecy, ouest/sud est/ouest pour un frêt international rentable et productif en bases logisitiques locales (hubs VIERZON/BOURGES).
En terme (auto)routier, cela permettrait de justifier une seconde entrée/sortie d'autoroute au nord de Bourges donnant plus d'efficience à la rocade en fin de bouclage nord, d'orienter la liaison autoroutière prévue au futur? débat public vers la solution raisonnable sur tous les plans (économique, financier, sociologique, agricole et surtout environnemental) d'une 2x2 voies empruntant le tracé des routes actuelles de liaisons interurbaines (Poitiers, Châteauroux, Auxerre, Troyes).
Les deux projets réunissant parfaitement les deux capitales berrichonnes.
Dans ce contexte, nous pouvons (devons) laisser à nos amis de l'Indre les droits du ciel.
A quoi bon investir dans un équipement étriqué alors que nous pourrions atteindre à terme un AEROPORT pouvant recevoir tout type d'avion en 10 minutes par le rail et 30 minutes par la 2x2 voies, DEOLS se trouvant orienté vers le Cher ?
L'aérodrome de Bourges est un outil intéressant sur le plan de l'aviation de plaisance et éventuellement l'aviation d'affaires...privées.
Fidèle à mes principes libéraux, je ne professe aucune exclusion, juste un peu de méthode.
Philippe BENSAC
* extrait de l'article paru dans le FIGARO du 12 avril 2007.
Dix milliards d'euros de subventions
« La situation dramatique du fret plonge en fait le système ferroviaire français dans un état de quasi-faillite, analyse une source proche de la SNCF. Seuls les 10 milliards d'euros de subventions publiques versés chaque année maintiennent la SNCF en vie. » Les affres du fret ont d'ailleurs touché Réseau ferré de France (RFF), l'établissement propriétaire et gestionnaires des voies. Il a publié en fin de semaine dernière une perte nette de 283,4 millions d'euros, le double de l'an dernier. « Le fret ne représente que 7 % de nos recettes commerciales, rappelle Patrick Persuy, directeur financier de RFF, mais il a pesé sur nos résultats. »
Hier, le conseil d'administration a aussi permis à la SNCF d'entériner la création d'une caisse de retraite autonome. Ce changement a été adopté malgré l'opposition des représentants des syndicats SUD-Rail et Unsa. Il était pourtant rendu nécessaire là encore par le passage aux normes comptables IFRS. Elles imposent à la SNCF de provisionner 3 milliards d'euros d'engagements pour la prévoyance et 111 milliards d'euros pour les retraites. Ce que l'entreprise ne pouvait se permettre. La direction a rappelé que l'externalisation de la caisse de retraite ne remettrait pas en cause le régime spécial des cheminots. Il devrait en revanche donner à l'entreprise publique une bouffée d'oxygène. Elle n'aura plus à négocier le sujet des retraites de front avec les questions salariales.