La Gauche, au pouvoir en Région Centre et au Conseil Général du Cher, s'adonne à de nouvelles pratiques peu coutumières en politique : le chantage et la prise d'otages.
Chantage lorsque Monsieur BODIN, vice-Président de la Région, conditionne soudainement le paiement de la part régionale du financement de la pré-étude du tracé de la future Ligne à Grande Vitesse PARIS ORLEANS BOURGES CLERMONT- FERRAND, à un engagement d'investissement de l'Etat pour le POLT, projet mort-né. Chantage d'autant plus patent que la Région avait délibéré en juin dernier, sans contrepartie.
Prise en otage des citoyens, électeurs des prochaines régionales, car il est évident qu'en agissant de la sorte, le pouvoir régional de gauche se sert des élections pour exhumer ce POLT dont les régions éventuellement bénéficiaires au sud de la nôtre ne veulent pas (Toulouse souhaite être raccordée en LGV à Bordeaux et Limoges à Poitiers).
Ma proposition alternative est d'ailleurs de faire du POLT un axe réservé au frêt ferroviaire, parsemé de zones logistiques intermédiaires, axe qui trouverait toute sa pertinence pour relier nord et sud de l'Europe en ferroutage.
Le Conseil Général du Cher n'est pas en reste en matière de chantage et de prise d'otages, solidaire en cela de la ligne dure empruntée par la Gauche Régionale.
Les otages sont, en l'espèce, les habitants de Bourges et de son Agglomération que j'ai engagés avec le Maire de Bourges sur la route du très haut débit INTERNET.
Monsieur RAFESTHAIN, soutenu curieusement par Madame FELIX dont ce n'est pourtant pas la compétence déléguée, tente d'imposer un plan NTIC obsolète en terme de technologie, de débit, de montage et de financement aux résidents du grand BOURGES, troisième zone d'habitat la plus dense de la Région Centre (Tours et Orléans étant considérées par l'Etat comme zones de concurrence entre opérateurs FAI ne nécessitant pas d'aides publiques) et, par conséquent, première zone de moyenne densité urbaine concernée par les projets gouvernementaux de financements public/privé du très haut débit.
Le SGAR (secrétariat régional pour les affaires régionales) Centre a ainsi convoqué une réunion le 30 novembre prochain à Orléans pour étudier les projets en cours, appliquant ainsi la circulaire du Premier Ministre parue en août 2009.
Chantage au passage de la Gauche départementale qui tente de faire pression sur certaines associations de quartiers et certains élus de Bourges Plus pour demander à très brefs délais de faibles améliorations de débit ne réglant aucun problème et coûtant une fortune, les solutions très haut débit devant faire l'objet d'ici quelques mois d'un co-financement d'Etat assorti d'obligations de résultats sans précédent à la charge des opérateurs (grand emprunt, fonds caisse des dépôts, infrastrcutures mutualisées par dispositions prochaines de la loi,...).
Alors, Mesdames et Messieurs les Elus des majorités Départementale et Régionale de Gauche, l'approche d'échéances électorales qui vous obligent à rendre des comptes sur votre gestion calamiteuse, ne vous donne pas pour autant le droit de "braquer" encore un peu plus le citoyen-électeur avec des armes de dilapidation massive de l'argent public pour atteindre des objectifs déjà dépassés, notamment en terme de services et d'équipements numériques ou de transports.
Ne serait-ce pas au demeurant un plan de campagne national insidieux visant à ériger les collectivités locales que vous détenez encore pour quelques mois comme contre-pouvoir "décroissant" et "casseur" de la nouvelle dynamique de développement durable mise en oeuvre par le Gouvernement de la France et l'Union Européenne en réponse à la crise mondiale ?
Madame Royal vient en effet de rallier le comité contre la LGV Limoges-Poitiers alors qu'elle a fait voter son principe par l'Assemblée Régionale de Poitou-Charentes, il y a moins d'un an.
Dans la même veine, j'attends toujours la communication par les concernés des bilans "socio-économique" du voyage en Chine et de l'émission "la Carte au Trésor".
Philippe BENSAC
Candidat à une position éligible sur la liste UMP pour l'Election Régionale 2010.
Quelques commentaires en réponse aux "erreurs" d'appréciation de Madame FELIX au sujet des Techniques d'Information et de Communication qui sont vraiment "Nouvelles" pour elle :
- Madame FELIX annonce : "la concrétisation du projet internet pour tous". Je dirai plutôt "de l'internet bas débit pour longtemps".
- Elle enchaîne : "confié à un délégataire" : comprendre un financement public de 10 millions d'euros pour une exploitation privée.
- Elle poursuit : "Il s'agit de proposer une couverture totale du territoire avec des débits d'au moins 2 Mbts symétriques (c'est à dire que ça va aussi vite pour charger que pour envoyer)".
Madame FELIX, premièrement la symétrie n'est pas pertinente pour le particulier sauf à ce que celui-ci produise des fichiers 3 D en très haute définition ou des émissions de télévision numérique. La rapidité du débit sortant n'a d'intérêt que pour les entreprises ou les particuliers férus de domotique et 2 Mbits/s constitue alors un débit sortant trop faible. Secondo, seuls le satellite (ne nécessitant aucun investissement public) ou la fibre optique peuvent garantir une telle capacité et bien plus encore sur l'intégralité du territoire. Depuis 3 mois, l'offre satellitaire s'est complètement envolée et la concurrence entre FAI fait rage pour le plus grand profit des clients utilisateurs (voir les offres ci-dessous).
Enfin, Madame FELIX, vous trompez vos lecteurs car vous ne pouvez pas garantir un débit individuel de quelque niveau que ce soit sauf par la fibre (capacité infinie de transport de l'information par les photons/grains de lumière sans masse) ou le satellite correctement dimensioné. En effet, pour l'ADSL (le cuivre) ou le réseau radio (ondes électromagnétiques WIMAX) tout dépend du nombre de connexions simultanées, et pour le WIMAX en particulier de l'environnement boisé, de la météo et de la qualité du récepteur. En outre, une entreprise nommée ALTITUDE propose aujourd'hui des "WIBOX" sans financements publics lorsque les départements donnent une simple autorisation d'occupation du domaine public.
- Elle confie : "soit par ADSL, soit par réseau radio". Madame FELIX, l'ADSL c'est le cuivre et le cuivre est une ressource de plus en plus rare alors que la fibre coûte maintenant moins cher, assure un débit illimité et ne fait appel à aucun métal lourd.
De plus, l'ADSL est aujourd'hui géré à 80% par ORANGE/FT. Votre plan d'un autre âge revient donc à financer ORANGE, exploitant privé, quasi monopole de fait, par l'argent public. Il est temps d'arrêter cette gabegie d'autant qu'il me semble que le Conseil Général n'en a pas les moyens. Combien de RSA seraient finançables avec les millions d'euros que vous souhaitez mobiliser pour ce projet abscons ?
- Elle avoue enfin : " L'investissement sera de 9,2 millions d'euros, pris en charge à hauteur de 70 % (6,45 millions d'euros) par l'argent public, à 38 % par le Conseil Général, 20 % par les communes et le solde par l'Etat, la Région et l'Europe. Ce projet est finalement le résultat d'un nouveau transfert de charge sur les collectivités locales : autrefois, le service public aurait équipé tout le territoire, les secteurs "rentables" permettant de financer les moins rentables. Aujourd'hui, on demande au public de payer pour que les privés fassent du profit. La convention de délégation de service public que nous avons conclue contient cependant une clause permettant au Conseil Général de retrouver une part de son investissement si l'opération permettait au délégataire de faire des bénéfices supérieurs à ceux prévus dans la convention."
Madame FELIX, vous êtes bien naïve pour croire que votre délégataire, qui va vendre au particulier une infrastructure que ce dernier aura déjà largement payée (le contribuable national, régional et local sont les mêmes membres de la communauté fiscale), vous versera une quelconque partie de ces bénéfices. Au plus, il justifiera de frais d'entretien et de maintenance que vous n'aurez ni les moyens ni la compétence de contrôler.
En conclusion, Madame FELIX, incompétente ou de mauvaise foi, je ne peux vous laisser écrire de telles contre vérités. Bourges a fait un autre choix qui veut tirer le Département du Cher par le très haut débit pour tous. Et ça tombe bien car c'est aussi la volonté de l'Etat, à court terme.
Essayons plutôt d'amener ensemble, Ville de Bourges, Agglomérations et Département du Cher, l'opérateur historique à réaliser sa mutation "marketing" car le modèle économique existe et qui plus est, concurrentiel.
Pour cela, la fibre à la place du cuivre (ce sont les mêmes canaux y compris en aérien avec le concours d'ERDF) et le satellite qui n'a pas de commune mesure en capacité et fiabilité avec le WIMAX qui sont des ondes électromagnétiques.
Schyzophrénie de votre discours politique, Madame FELIX ?
Philippe BENSAC
Maire-adjoint de Bourges délégué aux nouvelles technologies
Comparatif des offres Satellite
Dernière mise à jour : 13/10/2009
Le comparatif d'offres satellite vous donne la liste complète des forfaits de tous les fournisseurs d'accès à Internet présents sur le marché d'Internet haut débit par satellite en France. Les offres Internet de satellite monodirectionnel proposent au grand public une alternative à l'ADSL lorsque cette technologie n'est pas disponible, mais nécessitent un accès Internet bas débit (56k RTC) en parallèle. Le satellite bidirectionnel est une solution autonome qui fournit une bande passante haut débit en réception et en émission de données. Aprés avoir choisi l'une de ces deux catégories d'offres, vous pouvez vous informer sur un abonnement satellite d'un opérateur Internet en particulier ou les classer par critère (débit, prix, etc).
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Les offres Satellite bidirectionnel | ||||||
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FAI |
Offre |
Débit |
Prix |
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Satellite bidirectionnel |
19,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
29,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
29,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
29,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
29,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
29,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
29,99 € |
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Satellite bidirectionnel |
32,29 € |
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Satellite bidirectionnel |
34,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
34,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
34,99 € |
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Satellite bidirectionnel |
34,99 € |
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Satellite bidirectionnel |
39,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
39,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
39,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
39,99 € |
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Satellite bidirectionnel |
49,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
49,99 € |
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Satellite bidirectionnel |
59,80 € |
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Satellite bidirectionnel |
59,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
59,99 € |
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Satellite bidirectionnel |
61 € |
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Satellite bidirectionnel |
69,89 € |
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Satellite bidirectionnel |
69,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
69,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
99,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
109,90 € |
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Satellite bidirectionnel |
113,62 € |
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Satellite bidirectionnel |
118,40 € |
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Satellite bidirectionnel |
190,16 € |
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Satellite bidirectionnel |
214,08 € |
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Les débits indiqués sont exprimés en norme IP (débits utiles). Certains fournisseurs communiquent sur le débit ATM, qui est supérieur de 25% mais ne correspond pas au débit constaté à l'usage. Attention, la valeur de débit indiquée correspond au maximum pouvant être atteint. Selon la qualité de votre ligne, votre débit pourra être inférieur. Pour plus d'informations, consulter les fiches détaillées de chaque offre.
La dissociation mentale poursuit un certain nombre de nos responsables politiques. J'en veux pour preuve les apôtres de la décroissance, le NPA en tête et certains verts.
Ces idéologues prêchent un modèle de réduction de la consommation au motif que la création de richesse ne peut être infinie dans un monde fini (à condition de se limiter à notre planète ce qui est, à mes yeux, une lamentable conception de l'Humanité, de son intelligence millénaire et de son futur). Or, la création de richesse est bien une valeur infinie, il faut simplement orienter plus fortement cette création vers les domaines utiles à l'émancipation de l'Homme (énergies renouvelables, biotechnologies, informatique de production et de gestion globale, WEB 3.0 et dématérialisation des échanges, transports, habitats et loisirs propres, productions intégralement recyclables, dépollution,...), avec comme nouvelle variable, l'économie des ressources naturelles de notre globe.
Ces mêmes "penseurs" défendent bec et ongle le modèle archaïque de la Poste fondé sur la distribution de courrier à une époque où la dématérialisation de la correspondance, privée comme administrative, munie ou non d'une signature électronique opposable en justice, devient une réalité quotidienne.
Que dire de la distribution en porte à porte des colis, au nom du service public, alors que la mutualisation de dépôts en centre bourg ou village permettrait aux personnes âgées d'avoir une bonne raison de ne pas céder à la désocialisation. Et que l'on n'oppose pas la mobilité réduite de certains de nos anciens. Il y a belle lurette, et c'est heureux, qu'il n'est plus question de laisser des personnes impotentes, seules face aux contraintes de l'isolement.
Pour autant, d'autres "économistes", ceux du PS entre autres, s'aventurent sur le terrain de l'hyper croissance sociale, partant du principe que le développement de l'assistanat basé sur la gratuité ou la fourniture à perte de services, voire de biens de consommation, va révolutionner nos modes de vie et par là, permettre de tout réinvinter, et les emplois et les richesses à produire. Qu'il n'est donc pas utile de ménager les dépenses publiques pour, au contraire, pratiquer la relance par la consommation, c'est à dire accroître la dette de fonctionnement, celle qui sera à la charge de nos enfants et petits enfants sans contrepartie d'équipements pour eux.
Schyzophrénie aidante, les mêmes "sages" de la dépense inconsidérée se scandalisent de l'emprunt d'Etat, dénonçant sans vergogne, le surendettement de la France dont ils sont responsables à près de 80% (cumul des déficits des années de gouvernance socialiste rapporté à le dette totale),
Reste enfin la RGPP, la mesure fondamentale de la performance de l'Etat. En clair, la revue complète des dépenses de l'Etat et l'optimisation budgétaire. Encore plus clair, vérifier que chaque euro dépensé par la puissance publique est consacré au seul service du citoyen et que ce service est de qualité.
Les experts de la Cour des comptes estiment que les dépenses publiques baisseront de 6 milliards d'euros nets de frais de restructuration à fin 2011 en appliquant 100% des 374 décisions initiales issues de l'audit.
Là, point de schyzophrénie. Juste un raisonnement rationnel pour une prospective cohérente. Réduire les dépenses et chercher la croissance par l'investissement dans les activités créatrice de richesses durables.
En ciblant une croissance de 2.8% du PIB soit une valeur annuelle d'environ 2000 milliards d'euros à l'horizon 2011 (sortie de crise), induisant une recette fiscale d'environ 240 milliards d'euros (12% du PIB) et en maintenant la dépense annuelle de l'Etat à hauteur de 268 milliards d'euros, les prévisions gouvernementales ci-dessous de quasi retour à l'équilibre budgétaire deviennent possibles pour entamer un désendettement en terme de ratio du PIB.
"Les mesures du plan de relance gouvernemental ont conduit à une révision des prévisions de déficit. En 2009 le déficit atteindra 4,4 % du PIB. Il diminuerait à partir de 2010 (3,1% en 2010, 2,3% en 2011 et 1,5% en 2012). La Dette publique, c'est à dire l'ensemble des dettes de l’Etat résultant des emprunts que ce dernier a émis ou garantis continuerait d’augmenter jusqu’en 2010 (69,9 % du PIB en 2009 et 70,5 % en 2010) et redescendrait à 68,6 % en 2012."
Ma conclusion est simple. Vaut-il mieux être gouverné par des schyzophrènes de la pensée publique ou par les acteurs du redéploiement rationnel de la richesse française ?
La France est-elle pauvre ? La réponse est non. Je rappelle sa valeur patrimoniale de 50 000 milliards d'euros soit 21 fois la dette cumulée.
Les Français sont-ils pauvres ? La réponse est "pas encore" car c'est un risque à venir.
Bien sûr, il existe des inégalités mais le système social français reste, comparativement, le plus égalitariste du Monde.
Bien sûr, les situations de détresse se succèdent au gré des aléas de la Vie mais la résilience de masse circonscrit encore les multiples dépressions individuelles.
Alors comment éviter que les Français deviennent collectivement et systémiquement les résidents pauvres d'une maison cossue, la France ?
Vendre ou louer quelques pièces de la demeure répondront certains. Que je sois clair, nos gouvernements successifs, surtout de gauche, pratique cela depuis bien longtemps. 60% des sociétés dites françaises du CAC 40 sont aux mains d'investisseurs étrangers, sans parler de l'hôtellerie de luxe, des châteaux, des grands couturiers, des vignobles, des industries d'armements,...
Refaire et agrandir la maison aux normes écolo-durables en proposant la copropriété aux investisseurs. Voilà un choix intéressant. C'est tout le sens du grand emprunt d'Etat de 2010, au moins pour sa première tranche (on en évoque 5 de 20 milliards d'euros chacune de 2010 à 2014, soit 100 milliards d'euros au total). Financer l'investissement aujourd'hui, c'est assurer la croissance demain donc le remboursement de la dette, à condition de ne pas se tromper d'investissement. Au passage, je souhaite que cette possibilité d'investissement soit en grande partie réservée aux résidents fiscaux français afin de reconquérir un peu de notre souveraineté...européenne (un pays désendetté et moderne sera toujours le moteur du Continent) et de permettre aux fortunes françaises délocalisées en SUISSE de revenir "en douceur" (les français possèdent une épargne cumulée totale de l'ordre de 9 000 milliards d'euros en 2007 dont 3 500 milliards de liquidités).
Dans les deux cas sus exposés, le travail se fait à partir du bilan de notre pays, c'est à dire sur un cliché instantané de la richesse commune à terme (5 ans soit 2015). Le facteur clé de succès réside dans la capacité de notre Gouvernement à faire réinvestir nos concitoyens dans leur propre économie plutôt que de la risquer dans des produits hasardeux proposés par des banquiers qui n'ont pas forcément envie de renoncer à leurs bonus (boni) court terme. La limite de cet exercice sera le choix et la pertinence des investissements proposés. Je ne doute cependant pas de la clairvoyance de la Commission JUPPE/ROCARD qui, à ce stade, n'a pas cru bon retenir le financement des infrastructures ferroviaires de demain. Je ne peux que leur rappeler que le modèle économique est certain, durable et proche des investisseurs français, comme la fibre optique en matière de télécommunications ou encore la diversification des moyens non polluants de production et de stockage d'électricité (fusion nucléaire, solaire, maritime, éolien...)
La semaine prochaine, je proposerai une analyse des autres solutions, fondées quant à elles, sur la transformation du compte des résultat de la France, autrement dénommées à droite RGPP pour les économies et budget de retour à la croissance pour les arbitrages, ou nouveau programme de gauche pour les socialistes ou encore décroissance pour les ultras verts ou le NPA.
La schyzophrénie à la française.
Philippe BENSAC