Notre société globalisée traverse une crise d'identité sans précédent. Tout le monde souffre à des degrés divers.
Si les banquiers doivent retrouver la vertu et le chemin des règles prudentielles qu'ils ont foulées au pied, si les dirigeants d'entreprise ne peuvent plus, seuls, s'approprier la richesse produite et encore moins tirer profit de la valeur détruite, si les actionnaires majoritaires ont demain l'obligation de ne plus flouer les minoritaires en les tenant à l'écart de l'information stratégique, si les salariés savent s'émanciper au point de devenir de véritables associés, les responsables politiques doivent cesser immédiatement de dilapider le fruit de l'impôt, l'argent public, la richesse collective des citoyens.
BERRINOV, "une action collective pour stimuler l'innovation dans les entreprises", selon la propre définition de la Région Centre constitue le parfait exemple de la réinvention politicienne de "l'usine à gaz" qui consomme toute l'énergie pour son fonctionnement sans délivrer la moindre force à l'extérieur.
Le budget total sur 3 ans (2009,2010, 2011) est d'un million et demi d'euros, budget constitué de fonds FEDER de l'Union Européenne, d'un financement de l'Etat par la DRIRE, de dotations de la Région Centre, des Départements de l'Indre et du Cher, ainsi que de l'Agglomération de "Bourges Plus" (60 000 euros pour les trois ans).
Dans la convention de délégation de gestion à l'ARITT, une agence créée par la Région Centre en 2001, sous Présidence socialiste, plus de dix actions sont énumérées sans qu'aucune ne mentionne le moindre financement direct des entreprises porteuses d'un projet d'innovation.
Or, le stimulus essentiel de l'innovation, c'est précisément le financement !
Financement d'une veille technologique active (intelligence économique discrète),
Financement d'un plan stratégique (obligatoirement secret),
Financement de la Recherche et du Développement interne à l'entreprise,
Financement d'un ingénieur, d'un spécialiste, d'un expert, d'un technicien supérieur, d'un consultant international,...
Financement d'un dépôt de brevet, de marque, de dessins, de progiciels, ...
Financement NTIC,
Financement de la protection des données et des savoirs faire,
Financement d'un transfert de technologie, des contrats, des études,...
Financement des joint venture, partenariat, publics, privés, mixtes...
Bref de l'argent frais.
Au lieu de tout cela, 55 % du million et demi d'euros partent en dépenses de communication et le reste en financement de structures d'accompagnement des entreprises dans certains des domaines sus exposés.
J'accuse par conséquent BERRINOV de n'être en réalité qu'une usine de propagande électorale de la Région Centre dans le BERRY à l'approche des élections de 2010 et j'en ai tiré les conclusions lors de la dernière cession du conseil d'agglomération en m'abstenant de voter une participation même anecdotique de notre collectivité.
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Philippe BENSAC Conseiller communataire de BOURGES PLUS |
Hier soir, le résultat des élections primaires de l'UMP pour désigner le chef de file de la Région Centre semblait clair et sans appel, NOVELLI vainqueur à plus de 70% des suffrages exprimés.
Je ne partageai pas ce sentiment, bien au contraire. Je livre donc aujourd'hui mon analyse.
En premier lieu, Serge LEPELTIER s'impose incontestablement comme tête de liste pour le Cher en ayant nettement battu son adversaire, pourtant abusivement soutenu par la direction départementale de l'UMP.
Cela pose d'ailleurs la question de la nomination annoncée puis réaffirmée par le Président COSYNS de Franck THOMAS RICHARD au Secrétariat Départemental de l'UMP. Comment imaginer une campagne locale menée par FTR pour une liste emmenée par S.LEPELTIER ?
En second lieu, je considère que la victoire d'Hervé NOVELLI à la primaire ne peut prospérer au sein de l'état major de l'UMP pour trois raisons :
- les voix de NOVELLI proviennent à 40% de son département d'adoption, l'Indre et Loire. Ce déséquilibre n'est pas de bon augure pour la campagne à venir car les autres départements vont très vite se sentir "sous contrôle" de cette fédération monolithique.
- On ne peut guère louer les résultats aux élections de proximité de cette fédération de Touraine qui a perdu pratiquement tous les scrutins locaux importants sous l'ère NOVELLI (Conseil Général comprenant 5 élus UMP sur un total de 38 dont 18 du seul PS et une opposition globale à 15 sièges, Ville de TOURS reconduite au PS avec 62% des voix en 2008).
- l'Affaire du reportage de FR3 Centre sur les éventuelles relations politiques passées et surtout les prétendues connexions du Secrétaire d'Etat avec une fédération du MEDEF sous le coup d'une instruction pénale mettant en cause la destination de fonds secrets, l'UIMM.
Cette dernière raison constitue un boulet qui va ankyloser la campagne à venir et renforcer le discours de gauche vers les centristes, le MODEM de façon certaine et définitive et peut être une partie du NOUVEAU CENTRE.
Dans ces conditions, je pense que la désignation "post primaire" par PARIS d'une ou d'un troisième chef de file "de synthèse" permettrait à l'UMP de la Région Centre de garder une chance de gagner les ELECTIONS REGIONALES 2010.
Je rappelle que cette victoire garantirait aux Berrichons, aux Orléanais et aux Solognots la parfaite maîtrise du dossier si crucial pour notre avenir du TGV GRAND CENTRE AUVERGNE, dont l'étude précise du tracé va commencer dès la rentrée prochaine.
Philippe BENSAC
La presse locale rappelle régulièrement certaines "morales de La Fontaine".
Il en est une que je propose à la méditation du Président du Conseil Général du Cher et de son 10ème Vice-Président, consécutivement à leurs récentes déclarations.
Car à dénoncer une fois de plus les carences imaginaires de l'Etat pour se soustraire à l'exercice de la compétence fondamentale du Département dont il est pleinement responsable, à savoir les affaires sociales et particulièrement le Revenu de Solidarité Active (RSA), Monsieur RAFESTHAIN donne un bien mauvaise leçon de cynisme. Il lui suffirait ainsi de stopper net son projet de vélodrome d'entrainement au CREPS à 12 millions d'euros pour honorer sans rechigner les terme majeurs de son mandat.
Quant au Vice-Président GALUT, avant de déclarer une guerre philosophique aux ondes électromagnétiques, il devrait d'abord balayer concrètement devant la porte de son bureau d'élu départemental car il laisse les antennes de téléphonie mobile pousser sans limite sur le toit des archives départementales dont il a la charge.
Ah oui, mais quelle est donc cette morale de l'ami Jean qui siérait si bien à nos compères ? La voilà, je vous la livre...
La ruse la mieux ourdie
Peut nuire à son inventeur ;
Et souvent la perfidie
Retourne sur son auteur.
(la grenouille et le rat)
En règle générale, la bonne mine éclaire l'esprit et un esprit libre aide au beau teint...
Philippe BENSAC
Lecteur attentif du Berry Républicain
Présentation et profession de foi en main de chacun des deux candidats à l'élection "de chef de file de l'UMP" pour les régionales 2010 de notre région Centre (sur un document unique servi par le parti), je compare fond et forme.
En forme, Serge LEPELTIER le démontre parfaitement. Large sourire décontracté, regard direct et franc. L'image d'ouverture d'esprit est évidente.
Hervé NOVELLI est également tout sourire mais dans une posture curieuse d'évitement du lecteur sur une photo de campagne interne. A qui s'adresse t'il en détournant ainsi les yeux des adhérents ?
Bizard aussi ce blanc en bas de page de la profession de foi. 5 lignes inutilisées alors qu'aucun thème d'avenir régional à débattre n'est abordé auparavant. Comme une certitude de gagner sans avoir à miser ?
Serge LEPELTIER, lui, ne fait pas d'impasse. Il affirme haut et fort les axes de sa future campagne. Fort investissement dans les infrastructures (dont le TGV et les TER GV) et formation accentuée pour assurer le développement économique régional, respect accru de l'environnement visant l'amélioration du cadre de vie et le nouveau lien social que cela implique.
Pourtant, la différence la plus surprenante surgit de la comparaison des "bios express*".
Alors que Serge LEPELTIER commence son engagement politique pendant ses études HEC à l'âge de 20 ans, Hervé NOVELLI pourtant plus âgé de 5 ans, semble n'avoir commencé à faire de la politique que le 2 avril 1993 à 44 ans.
Est ce là aussi un blanc synonyme de vide dans le passé d'Hervé NOVELLI ou un temps qu'il lui conviendrait d'oublier ? Je propose à ce sujet qu'Hervé NOVELLI inaugure lui même sa "Charte éthique d'engagements" des candidats des futures listes régionales par une information transparente sur son parcours et ses engagements politiques.
Un bon débat éclaire le choix. La comparaison est donc nécessaire.
Mais comparaison ne vaut peut être pas raison...pour tous.
Philippe BENSAC
Adhérent et votant à la primaire UMP du 16 au 22 mars 2009.
* intitulé du document interne de l'UMP présentant les biographies résumées des deux candidats.