Trois sigles ou acronymes "PdB" pour Printemps de Bourges, "TGV" pour Train à Grande Vitesse, "RESF" pour Réseau Education Sans Frontières mais aussi trois sujets apparemment sans lien possèdent pourtant un point commun :
l'analyse et l'exploitation viciées faites par la gauche locale.
- Le PdB est devenu au fil du temps un socle d'universalité pour la communauté berruyère. Base de notre communication d'ouverture sur l'extérieur, le PdB brasse pour le meilleur la population locale avec les visiteurs venus de France et d'Europe, sans compter le brassage culturel planétaire proposé chaque année par les organisateurs.
Je m'investirai dans les années à venir pour aider à étendre ce melting pot touristique au reste du Monde, nouvelles technologies à l'appui.
Pourtant, la gauche locale critique directement ou par internautes interposés le festival avec de mauvais arguments. La sécurité, le coût, la qualité du plateau artistique et la stigmatisation des commerçants.
Seule la voix de Jean-Michel PINON, lorsqu'elle n'est pas polluée par les manipulateurs, peut éventuellement permettre une petite autocritique autour d'une plus grande association de certains acteurs locaux au long de l'année amenant une expression artistique purement berruyère pendant le PdB.
Mais les chiffres sont têtus avec une progression 2007/2008 de 25% des billets vendus.
- Le TGV dont l'histoire retiendra que la gauche berruyère n'en a jamais souhaité ne serait-ce que l'augure, préférant jouer le sarcasme et la défiance, devient pour Madame FELIX un moyen de rebondir sur une hypothétique césure entre "courants" de la majorité municipale.
Je dénonce évidemment cette analyse et assure, bien au contraire, que le dossier de l'arrivée du TGV à Bourges cimente toute la majorité municipale et même bien au delà. Notre majorité priviligie en effet l'action au profit de la collectivité, laissant la désunion et la parole stérile à l'opposition qui la cultive si parfaitement.
Je continue plus que jamais à militer pour une entrée en gare dans une dizaine d'années.
- l'association RESF, à l'inverse, soutenue, dirigée et relayée par la gauche de Bourges et du Cher, poursuit plus que jamais son travail de dénigrement des pouvoirs publics et de stigmatisation des "sans papiers" en les prenant en otage d'un combat révolutionnaire qui ne dit pas son nom. J'entends par révolutionnaire la volonté de déstabiliser notre régime démocratique par l'acceuil inconsidéré de migrants clandestins.
Ainsi, lorsqu'une récente manifestation en centre ville revendique la régularisation de certaines familles qu'RESF a délibérément placées en squat dans la tour Jean Rameau pour en faire un symbole, je m'insurge contre des pratiques inhumaines évitables si les fameux "parrains" médiatiques, une demi-douzaine au mieux, allaient au bout de leur engagement en hébergeant chez eux ces personnes vulnérables et en subvenant personnellement à leurs besoins.
Ma conception de l'humanisme est individuelle. Donner le choix au citoyen et ne pas imposer le fait accompli à la collectivité.
Trois sujets, deux démarches. Je suis fier de mes engagements sachant qu'ils sont très largement majoritaires.
J'avoue mon trouble, pour la première fois, devant le clavier d'ordinateur au moment de la rédaction de cette note. Nouvellement élu au sein d'une liste derrière un leader devenu l'un des grands Maire de Bourges en inaugurant son troisième mandat, je me demande si je peux garder ma liberté de ton, celle qui m'a valu le surnom d'agitateur d'idées.
Puis je ainsi m'aventurer sur le chemin des confidences comme le ferait un témoin extérieur ? Quels risques à dire ce que je ressens au quotidien ? Quelles seront les réactions et commentaires des tiers observateurs ?
Après ces quelques questionnements intimes, si vous les lisez, vous aurez la réponse et compris par conséquent que j'ai décidé d'exposer dans ce blog de nouvel élu quelques confidences et réflexions.
Les deux premières semaines ont été jalonnées par deux conseils municipaux, un bureau et un grand nombre de présentations, sans compter les premiers pas dans les manifestations publiques...changement de rythme et deuxième métier à contingenter rapidement par respect pour mes associés.
Et oui, j'ai déjà un métier Madame FELIX, et cette nouvelle activité ne va pas m'enrichir financièrement! La richesse de l'engagement est ailleurs...je tiens à vous le rappeler à toutes fins utiles, vous qui vivez professionnellement de vos mandats depuis quelques années.
Pour revenir à mes impressions, le moins que l'on puisse dire, c'est que Monsieur le Maire conduit l'autobus de façon impressionnante. La maîtrise du système est totale. Est ce pour autant réellement une surprise ? Pas pour moi. En effet, l'avantage de l'expérience des deux mandats passés nourri d'une puissante intelligence est évident et j'avais déjà eu cette sensation de maîtrise discrète mais totale pendant la campagne.
Alors, mon premier souci va être de m'intégrer correctement dans cette mécanique impeccable.
M'intégrer...est ce cela mon but de nouvel élu ?
A coup sûr dans un premier temps...qui aura une fin.
Cette fin du temps d'intégration correspondra, je le souhaite, au temps de la participation intense et positive à l'évolution du système. Car je crois sincèrement qu'un système, aussi cohérent et solide soit-il, doit évoluer pour s'adapter et survivre. Mais pour l'heure, intégration à réussir.
D'ailleurs, s'intégrer c'est écouter. Certes écouter le coeur du système comme évoqué ci-dessus, mais aussi écouter les habitants de Bourges, le but du système, très normalement remplis des promesses de campagnes, TGV en tête et dure réalité du quotidien immédiatement derrière.
Pour ce faire, je communique mes permanences :
- chaque jeudi de 17 h à 19 h sans rendez vous : 205 route de Saint Michel 18000 Bourges.
- chaque jeudi de 14h30 à 16h30 sur rendez vous : en MAIRIE.
A bientôt donc,
Philippe BENSAC
Maire adjoint de Bourges délégué aux nouvelles technologies.